lac

Aussi visuelles qu'une pièce de théâtre, les images montrées par l'auteur sont très claires: un homme, un lac, un coeur aussi plein que vide, plein de souvenirs mais vide d'espoirs. L'homme exhale ses sentiments, raconte son histoire au lac, mais en fait, ce qui l'écoutent, c'est les lecteurs de ce poème, comme moi.

À travers les mots tels que rivages, pierre, roches, écume, etc. Nous voyons se déployer devant nos yeux un paysage vif; et par les mots comme le bruit, des accents inconnus, et les phrases criées par cet homme triste, nous entendons vivement les sons correspondants aux images de cette situation. Ainsi nous pouvons dire que nous sommes emmenés par l'auteur au bord du lac, et tout ce qui se passe est juste à côté de nous.

Voilà la puissance des mots dans un poème, ou plus exactement, c'est la puissance d'un poète qui sait bien choisir les mots, comme Lamartine!

En lisant ce poème, je suis émue, surtout par cette phrase: Je viens m'asseoir sur cette pierre où tu la vis s'asseoir. Imaginez, le même lac, la même pierre, la différence est qu'il est désormais tout seul, sans elle, qui est la plus importante dans sa vie. Quel dommage! Quelle tristesse! Ça me fait penser à un terme chinois WushirenfeiWushirenfei, qui signifie que toutes les choses restent toujours pareilles, pourtant les gens qu'on aime ont beaucoup changé, même ne sont plus là. En Chine comme en France, on partage la même sensation lors qu'on fait face à telle situation. C'est vraiment triste! Mais la différence entre Le lac et le terme chinois, c'est que Lamartine l'exprime d'une manière plus romantique, et le terme chinois est tout simple, tout direct.

Personnellement, je préfère la manière de Lamartine. Dans son poème, bien que triste, je vois encore l'épanouissement de la fleur du mal, c'est beau quand même.